Lyralire

Lyralire

Songe

 

 

Quand les journées de pluie affligeaient sa fenêtre,

A l’abri d’un regard ou d’un éclat moqueur,

Une enfant s’écrivait, en rêvant, une lettre,

Sur les nuages blancs du verso de son coeur

 

Les mots étaient si purs et les vertus si belles

Que son regard flottait sur un lointain couchant

Et sa foi n’était plus, que d’un oiseau les ailes

Qui côtoyait les cieux, à demi, les touchant

 

Ô sublime langueur, rêverie insondable,

Qui lyrise nos âmes sous un dôme d’azur,

Tu nous ceins de lauriers sur un trône friable

Dénaturant ainsi les valeurs du futur

 

Puis l’enfant a grandi, devenant une femme

Au sein d’une tribu qui s’épanche en fracas,

Entendu que parfois, forte de son sésame,

Elle s’en va rallier son havre délicat

 

Son regard porte alors aux tréfonds d’un royaume

Où l’écho d’une enfant à l’accès plein d’entrain,

Semblant la retrouver, brandit sa blanche paume

Sous le regard profond d’un jeune suzerain




§ - § - §




- A quoi penses tu ?...

- ...A rien !...

 



08/09/2014
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