Lyralire

Lyralire

La vie rêvée d'un homme

 

 

Aux quatre coins des vents, j’ai tant roulé ma bosse

Sans allonger un pas, sans bateau, sans carrosse

Jetant dans les maquis  les axes planifiés

Que des cœurs maladroits m’avaient cartographiés

 

J’ai couru tant de cieux, gravi tant de nuages

Aveuglément franchi les porches de mes âges

Aimé sans contredits les chants de Cupidon

Qui toujours m'amenaient le cœur à l’abandon

 

J’ai tant rêvé ma vie qu’elle en fût toute belle

Et chacun de mes jours porte sa ritournelle

L’Univers, de tout temps, silencieux et discret

Aux portes de l'éther me livrait ses secrets

 

Mais le soir est venu où les astres s’éteignent

Où la plainte s’enfuit des lèvres qui l’étreignent

J’ai tant rêvé ma vie, juste en fermant les yeux

Que je solde mon âme au néant ou à Dieu

 

Et qu’importe l’endroit, en France où en Ecosse

Pendant qu’on scellera mon esprit dans la fosse

Faisant perte de tout, renonçant à mon corps

Sachez, qu’en mon tombeau, je rêverai ma mort



§ - § - §

 



12/05/2018
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