Lyralire

Lyralire

L'Attente

 

 

 

La flèche du cadran a terminé la ronde

Du douloureux déclin du rêve que j’attends

Dans un petit bistrot d’une cour moribonde

Épiant ce pas léger, ce fredon de printemps

Cet éclair sur le monde

 

Mais qui pourrait vouloir d’un être que l’on moque

D’un sombre olibrius inquiétant comme un puits

Que l’on fuit vertement tant sa présence choque

Tant son aspect brumeux qu’il dispute à la nuit

Semble sans équivoque

 

C’est le chant des revers; l'éternelle rengaine

Qui vient siéger au droit des perfides destins

Qui consume le coeur et condense la haine

Dans un dégoût de soi qui dès les jours éteints

Vers le fond nous entraîne

 

L’attente dure encore, et le temps s’éternise

Et l’horloge implacable achève un autre tour

Mais il me faut aller et vaincre la hantise      

D’entrevoir en chemin comme une ombre alentour

Rodant, fuyante et grise

 

Un moment j’aperçois au bras de sa princesse

Un galant qui ondule et rit benoîtement

Ses yeux touchent ses yeux, sa main touche sa fesse

Quand elle ignore encor que Cupidon lui ment

Au seuil de sa grand messe

 

Pendant que le regard du firmament se penche

Semblant, sur mon chagrin, paraître démuni

Anéanti, meurtri, et le coeur qui s’épanche

Sur les berges du soir, je marche à l’infini

Dans la nuit vaste et blanche

 

§ - § - §



13/04/2015
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