Lyralire

Lyralire

La Quête

 

 

De quoi sont faits mes pas ; vers où me mènent ils ?

Saurais je à l’écheveau des jours, trier les fils ?

Vers quel pesant destin, quel morne crépuscule

Verra t-on s’avancer mon âme ridicule

 

N’avais je pas naguère, à la fatalité,

Confié mes espoirs sans autre absurdité

Qu’une candeur de l’âme, une innocence chaste,

Que je glanais la nuit au sein de l’ombre vaste

 

L’amour était entier et rosissait le teint

Un baiser couronnait l’espoir jamais éteint,

Et quand se dessinait une absence cruelle,

Le jour perdait ses feux au bas de la ruelle

 

Sous des amours secrets souvent mon coeur failli

Comme un merle effrayé fuyant dans son taillis

Je regardais passer la belle demoiselle

Comme un ange qui va, m’effleurant de son aile

 

Jamais, ô grand jamais je n’aurais dit l’amour

Qui blanchissait la nuit ; qui éclipsait le jour

Me sentant dépourvu de toutes nitescences

J’abjurais ce bonheur et toutes ses essences

 

Je descendais ainsi les degrés de mes jours

Solitaire et meurtri, mais en quête toujours

D’une muse incertaine   qui comblerait l’abîme

De ses prunelles d’or au silence sublime




§-§-§




26/11/2014
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